Méditerranée à l’encre et à l’eau

Je suis méditerranéenne. J’ai grandi dans cette ambiance effervescente qui y règne et éveille les sens. J’ai forgé mon caractère dans les rues étroites où la fraîcheur se préserve, entre des bras charnus qui serrent fort contre soi. Happée par les odeurs de légumes frits à l’huile d’olive, les peaux d’oranges qui sèchent en serpentin près du linge, l’ail, les épices, le citron, le miel.

J’ai été bercée par ces brouhaha de voix fortes qui à la fois semblent s’insulter et à la fois transmettent cet amour rassurant. Dans ces pays où la communication me parait simple, je me sens à ma place. 

Durant cette période où j’arpentais les couloirs de l’UT1, j’ai connu le professeur Mathieu Touzeil-Divina. Méditerranéen également, il avait depuis longtemps identifié ce tronc commun qui semblait unir les populations de part et d’autre de l’étendue d’eau et fondé le Laboratoire Méditerranéen de Droit Public. Au sein de cette association, des juristes universitaires et praticiens alimentent ce lien historique, juridique, sensoriel entre les 28 pays du pourtour.

Peinture à l'encre de chine pins de bord de mer, côte niçoise, côte d'azur, méditerrannée

Si mon sujet de travail principal réside dans le rapport au corps, je crois avoir très souvent puisé mon inspiration dans cette culture chaleureuse, dans ses couleurs chaudes et ses bleus profonds, dans les embrassades qui n’en finissent pas.

Ile grecque, église orthodoxe, peinture à l'encre de chine
Calentita à Gibraltar, image à l'encre de chine, méditerranée

De l’art je suis passée au droit, et du droit à l’art. J’ai étudié dans cette université avec la même passion que j’ai aujourd’hui avec un pinceau dans les mains. J’avais besoin de savoir pour peindre, pour me structurer et avoir les idées claires. D’aucuns n’y voyaient pas la cohérence.

Artiste égarée dans une filière de rigueur et de précision, quel était mon soulagement lorsque le Professeur voyait, lui aussi, ce lien évident et gorgé d’histoire entre l’art et le droit. Tous deux racontent le passé et envisagent l’avenir, entremêlés. 

L’art propose peut-être au droit l’émotionnel qu’il s’interdit.

Entrée libre et gratuite

Cette exposition se compose d’une série de peintures à l’encre de chine réalisées à dessein pour la 11ème Revue Méditerranéenne de Droit Public issue de ces multiples rencontres artistico-poético-juridiques, nommée : « Itinérances juridico-poétiques en Méditerranée(s) ». Ces peintures sont voulues en noir et blanc pour correspondre à l’impression du livre.

J’ai proposé de l’agrémenter d’autres linogravures de corps, de vases, de plantes et pots de fleurs, qui sont sans aucun doute les mirages grécoromains qui habitent mon esprit du XXIème siècle.

Enfin, quelques aquarelles issues de mes voyages et autres errances apporteront tout de même une touche colorée aux murs de la manufacture.

***

Contacts :

Bibliothèque universitaire de l’Arsenal

11, rue des Puits-Creusés

31000 TOULOUSE
Tél : 05 34 45 61  00

Marcel MARTY

BU de l’Arsenal

Courriel : Marcel.Marty@ut-capitole.fr

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